Le secteur dénonce l'absence de bases scientifiques fournies par le gouvernement pour justifier cette décision et s'estime victime de "discrimination" vis-à-vis de la Loterie Nationale dont les jeux sont toujours vendus dans le commerce. "Nous allons remettre au ministre des 'jetons Codeco' pour que le gouvernement puisse jouer à pile ou face lorsqu'il devra se prononcer sur la fermeture de certains secteurs lors des prochains Comités de concertation", ironise Yannik Bellefroid, président de l'Upap et administrateur délégué de Ladbrokes Belgium, premier opérateur de paris en Belgique. "Nous avons enregistré 325 jours de fermeture depuis le début de la pandémie mais on ne se sent ni entendus ni respectés. Au contraire, le gouvernement nous traite avec une attitude dénigrante."

L'Union Professionnelle des Agences de Paris sera notamment rejointe par la Fédération des cafés de Belgique (Fedcaf) qui déplore l'interdiction des jeux de hasard dans les cafés et souligne "l'impact financier catastrophique" de cette mesure. "On nous permet d'ouvrir mais sans pouvoir générer librement des recettes", déplore la présidente de la Fédération, Diane Delen. "Nous considérons qu'il s'agit d'une atteinte grave à notre liberté de commerce et d'entreprendre."

Par ailleurs, un recours en extrême urgence introduit le 31 décembre par la Belgian National Gaming Organisation (BNGO), une union professionnelle pour fabricants, distributeurs et exploitants de jeux de hasard, visant à annuler cette mesure a été rejeté mercredi par le Conseil d'État qui estime que l'extrême urgence ne peut être démontrée.

Les organisateurs de la manifestation estiment que 200 à 300 personnes des secteurs des jeux d'argent (agences de paris, casinos, cafetiers,...) devraient être présentes vendredi pour réclamer une reprise rapide de leurs activités.

L'Upap compte 550 membres dans toute la Belgique et estime que le secteur des paris emploie près de 1.000 personnes et rapporte 42 millions de recettes fiscales à l'État belge chaque année.