Au total, 689 procès verbaux ont été rédigés pour des infractions, a indiqué vendredi Jean-Michel Bodson du service Inspection du SPF Santé publique. Les contrôles ont commencé le 9 juin, date à laquelle les établissements horeca ont été autorisés à rouvrir complètement leurs portes.

Le service inspection du SPF santé publique a été chargé de vérifier le respect des mesures corona dans les établissements de restauration. Concrètement, il doit s'assurer qu'un appareil de mesure de la qualité de l'air de CO2 est bien présent dans toutes les salles de consommation, qu'il y a une bonne ventilation et qu'un plan d'action existe dans le cas où la norme CO2 fixé à 900 particules par million est dépassée. De plus, l'inspection vérifie si le personnel porte (correctement) un masque buccal et si des produits d'hygiène des mains sont mis à disposition.

Il est en revanche du ressort de la police de vérifier si les clients portent un masque buccal, si le Covid Safe Ticket est utilisé et si l'heure de fermeture est respectée.

Du 9 juillet au 15 décembre, quelque 6.000 établissements horeca ont été contrôlés. "Si nous continuons à ce rythme, nous aurons contrôlé 12.000 établissements en un an, soit environ un quart de tous les établissements horeca du royaume", a indiqué Jean-Michel Bodson. "La probabilité est donc assez grande pour qu'un établissement horeca soit contrôlé par notre service".

Depuis début novembre - au début de la quatrième vague - le service d'inspection est plus strict. Davantage de PV sont désormais rédigés et moins d'avertissements sont émis qu'au cours de la période juin-octobre. Entre le 1er novembre et le 15 décembre, 440 PV ont été dressés, ce qui équivaut à 26% de tous les contrôles, contre seulement 6% au cours de la période précédente.

L'infraction la plus importante est l'absence de compteurs de CO2 dans le secteur de la restauration. Ce fut le cas pour 29% des contrôles menés de juin à octobre, contre 38% de novembre à décembre. L'appareil de mesure de CO2 doit par ailleurs être visible par les clients.

Depuis le mois de novembre, le nombre d'infractions pour dépassement de la norme CO2 est plus élevé que durant la première période de contrôle, ce qui s'explique simplement par le fait que la période est plus hivernale et plus froide. "Les établissements ont davantage tendance à se calfeutrer et le taux de CO2 est donc plus élevé", a relevé M. Bodson.

"Malheureusement, dans une dizaine d'établissements le personnel ne porte pas le masque convenablement", a déploré M. Bodson.

Celui-ci appelle les tenanciers à bien ventiler leur établissement afin de réduire le risque de contamination et à montrer l'exemple en vérifiant le Covid Safe Ticket de leurs clients et en portant correctement un masque buccal.