"Je pense surtout que c’est inhérent à l’ordre du pouvoir. Le fait que certaines femmes occupent des fonctions importantes peut faire fantasmer un certain nombre de personnes. Mais ce n’est pas un phénomène exclusif au monde politique. Une femme qui a une belle fonction dans le privé peut aussi subir du harcèlement."

Le sexisme peut, selon elle, revêtir des formes plus insidieuses. La députée fédérale est récemment intervenue à la Chambre pour recadrer le parlementaire N-VA Theo Francken. "Il mitraillait de questions la ministre de la Défense (Ludivine Dedonder, NdlR). Il n’avait pas la réponse qu’il voulait et il n’arrêtait pas de dire qu’elle ne connaissait pas le dossier, avec une insistance terrible. Ça m’est monté d’un coup, je suis intervenue en disant que c’était lourd et qu’il n’aurait pas eu ce comportement s’il s’agissait d’un homme. Je me suis ensuite attiré les foudres du clan Francken car je contestais "le chef". J’ai ensuite reçu un torrent de commentaires odieux", conclut Vanessa Matz.