Le constat du quotidien, qui a sondé la majorité des gros employeurs publics comme privés sur leur politique actuelle de répartition entre travail à domicile et travail en "présentiel", est partout le même: des tours habituellement très peuplées sont quasi vides aujourd'hui à Bruxelles, des milliers de mètres carrés d'"open space" désertés. Aucune étude récente ne permet d'aborder globalement le phénomène, précise Le Soir.

Dans les grosses banques, leaders de l'assurance, principaux acteurs de la mobilité ou encore pôles européens, les règles édictées et revues à plusieurs reprises, au rythme des Conseils nationaux de sécurité, ne sont pas identiques partout. Mais là où un retour d'un minimum de deux jours par semaine dans les bureaux était "recommandé", voire "obligatoire" depuis la rentrée, la marche arrière, évolution des chiffres du Covid-19 oblige, a préventivement été enclenchée depuis lundi dernier. Le choix de venir au siège est désormais souvent laissé à l'employé et le fait de rester le plus possible à la maison fortement "encouragé".

Autres statistiques qui vont dans le même sens: le chemin travail-domicile en voiture vers la capitale est lui aussi bien moins utilisé. Le trafic mesuré sur les autoroutes flamandes ces trois dernières semaines a sensiblement baissé par rapport à celui observé aux mêmes périodes l'année passée (-14% entre le 4 et le 9 octobre). Les embouteillages durant les jours de semaine sur le réseau autoroutier à destination de Bruxelles s'écrasent, eux, de 40% sur la même période.