Le climat est plus que glacial depuis plusieurs semaines entre l'Open Vld et la N-VA. Les deux partenaires au sein du gouvernement flamand ont vu leurs relations s'envenimer suite à la formation de la coalition Vivaldi au fédéral. Depuis que les nationalistes ont officiellement été relégués dans l'opposition, Bart De Wever et Egbert Lachaert ne se seraient plus adressé la parole. Le président de la N-VA a ainsi reproché à son homologue libéral d'avoir laissé tomber trop vite une alliance PS-N-VA, en faveur d'une coalition qui excluait sa formation. Si le président de l'Open Vld a tenté une ouverture ce dimanche dans De Zondag invitant le leader des nationalistes à "prendre un café", il semblerait que la situation ne soit pas près de s'arranger de sitôt. En effet, le ton est monté ce mardi 17 novembre entre Egbert Lachaert et Theo Francken, suite à un tweet du nationaliste flamand.

En réaction à l' annonce d'Engie qui met un terme à tous ses projets liés à la prolongation du nucléaire, le bourgmestre de Lubbeek a repris un article de presse du mois de mars dans lequel étaient détaillées les promesses de campagne d'Egbert Lachaert, candidat à la présidence de l'Open Vld. On peut ainsi lire concernant le nucléaire que celui qui se trouve depuis à la tête du parti libéral flamand ne souhaitait pas en sortir et voulait au contraire prolonger Tihange 3 et Doel 4. "On ne peut pas faire pire", s'est contenté de commenter le nationaliste flamand, pointant la différence de discours avec celui que prône désormais le gouvernement dont l'Open Vld fait partie. 

La pique de Theo Francken n'a visiblement pas plu au président de l'Open Vld, qui lui a immédiatement répondu. "C'est ce qu'on appelle former une coalition, Theo. En faisant des concessions. Dans le respect et la confiance. Le système de coalition ne prend pas la forme d'une dictature d'un parti qui commande les autres, a rétorqué M. Lachaert sur Twitter. Mais à la N-VA, on ne pense pas comme ça. Humilier les autres fait partie de l'ADN du parti. C'est pourquoi vous avez échoué dans la formation (d'un gouvernement, ndlr.)."



Ces dernières affirmations ont fait grincer les dents du bourgmestre de Lubbeek, qui a souligné le fait que la N-VA avait bel et bien réussi à former un gouvernement en Flandre. Il a également réfuté toute volonté d'humiliation dans son tweet initial. "Confronter quelqu'un à ses précédentes prises de parole et à ses promesses de campagne n'a rien à voir avec de l'humiliation, a écrit M. Francken sur le réseau social à l'oiseau bleu. C'est ce qu'on appelle l'opposition, Egbert. Je sais que cela date d'il y a 20 ans pour vous, mais quand même."