"Nous avions prédit qu'il y aurait 50% des contaminations causées par le variant Delta au cours de la première semaine de juillet", explique Geert Molenberghs à nos confrères du Het Laatste Nieuws. "D'ici la fin du mois, il est même possible que nous ne voyions plus que cette variante", a-t-il précisé.

Bien que ce variant Delta soit plus contagieux, il n'y a pourtant pas actuellement lieu de paniquer: "On voit les effets bénéfiques de la vaccination qui offre une très bonne protection contre ce variant. Cependant, il ne faut pas oublier que les deux tiers de la population n'ont pas encore été totalement vaccinés. Des personnes atteintes de comorbidités n'ont encore reçu qu'une seule dose et ne sont donc pas entièrement protégées. Nous devons rester prudents. Nous ne sommes pas encore au point de pouvoir dire: 'C'est terminé'", avertit l'expert.

Hier, le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) indiquait vouloir lever toutes les restrictions pour le 1er septembre. Selon le biostatisticien, il est encore un peu tôt pour s'avancer: "J'hésiterais à parier trop fort là-dessus. Nous pouvons l'espérer mais nous devons surveiller la situation de très près. Ce n'est pas fini", conclut-il.