Ce lundi, le Royaume-Uni a décidé de reporter les mesures d'assouplissement de quatre semaines en raison de l'avancée progressive du variant indien (Delta) sur l'île. Pour rappel, il est 50 à 60% plus contagieux que le variant Alpha (initialement appelé variant britannique).

Malheureusement, le Delta se propage de plus en plus chez nous. Actuellement, il est responsable d'environ 5% de toutes les infections du coronavirus en Belgique. Pour Geert Molenberghs, il est très important de se pencher sur cette problématique. "En quelques semaines, nous sommes passés de zéro, c'est à dire moins de 1%, à 5%. Cela ne semble pas beaucoup mais si cela continue à ce rythme, nous dépasserons les 50% de contaminations en juillet" justifie-t-il pour HLN.

Malgré ce chiffre inquiétant, il ne faut pas craindre une nouvelle vague, selon le biostatisticien. "Il ne faut pas écarter cette possibilité, mais nous n'en sommes pas encore là du tout. Cela va dépendre de la façon dont nous réagissons. Nous devons poursuivre la vaccination et essayer de limiter nos contacts."

Pour contrer ce variant, les vaccins Pfizer et AstraZeneca ont déjà démontré leur efficacité. Normalement, Moderna et Janssens devraient également suivre. Pour Molenberghs, la double vaccination sera l'un des enjeux majeurs pour contenir ce variant Delta. "Après une dose, l'efficacité est nettement inférieure. Mais la deuxième dose offre une très bonne protection."