Belgique Dès ce 1er octobre, les patrons flamands pourront bénéficier d’aides différentes selon le domicile du demandeur d’emploi.

Le gouvernement bruxellois a pris ce jeudi un arrêté en troisième lecture concernant le dispositif Activa, un système d’aide aux demandeurs d’emploi de longue durée (12 mois et plus) et qui fait partie de la réforme régionale des aides à l’emploi, laquelle pèse 255 millions d’euros par an. Deux mois plus tôt, c’est le premier volet des aides à l’emploi wallonnes de la désormais ex-ministre de l’Emploi Éliane Tillieux (PS) qui est entré en vigueur. Le point commun avec l’Activa bruxellois et les nouvelles aides wallonnes : un système simplifié et rationalisé, mais aussi la possibilité pour les employeurs des trois Régions du pays d’en bénéficier lors d’un recrutement de demandeur d’emploi.

Un demandeur d’emploi wallon bénéficiera ainsi des aides wallonnes même si son employeur est flamand et basé au nord du pays. Même avantage dans le cas d’un demandeur d’emploi bruxellois avec les aides Activa et d’un patron wallon. En situation de quasi plein-emploi, la Flandre n’a en revanche pas mis un tel dispositif en place.

Grâce à l’aide du syndicat libéral CGSLB, La DH a tenté de faire un comparatif des montants maximaux que les employeurs pourraient obtenir selon chaque aide régionale. Une comparaison qui permet déjà de donner une première idée du nouveau paysage des aides à l’emploi, mais qu’il faut prendre avec prudence, l’ensemble des aides n’étant pas répertoriées et les conditions d’attribution n’étant pas toujours similaires. À titre d’exemple, la catégorie "jeunes" en Région bruxelloise va jusqu’à 30 ans, pour seulement 25 ans en Wallonie.

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