Le montant définitif pourrait toutefois se chiffrer à plusieurs centaines de millions d'euros. Les sinistrés dont les dommages s'élèvent à plus de 5.000 euros peuvent prétendre rapidement à une avance via leur assurance, selon la compagnie Assuralia, citée lundi par les journaux De Morgen et Het Belang van Limburg.

Si des recherches sont toujours en cours dans un certain nombre de zones, les opérations de sauvetage par les services de secours sont terminées et l'estimation des dégâts matériels est maintenant au centre des préoccupations, a indiqué le Centre de crise dimanche en fin d'après-midi.

D'après les demandes d'indemnisation déjà rentrées auprès des assureurs, il est déjà acquis que le montant record atteint lors des inondations de 2016 sera dépassé. À l'époque, 27.000 déclarations avaient été émises, pour un total de 143 millions d'euros. "Cette fois, nous devrions dépasser les 150 millions d'euros", estime "prudemment" Wauthier Robyns de l'assurance groupe Assuralia.

Pour les ménages confrontés à des dégâts supérieurs à 5.000 euros, des avances peuvent être libérées rapidement afin de couvrir des frais directs comme l'achat de vêtements ou d'un frigo, ajoute M. Robyns. "Les dégâts complets seront couverts plus tard." Les assurances se pencheront en priorité sur les dossiers les plus graves afin d'administrer ces avances.

En principe, l'assurance incendie couvre les dégâts subis par le bâtiment et les biens mobiliers puisqu'elle intervient en cas de catastrophe naturelle. Les véhicules pour lesquels une omnium ou une petite omnium a été souscrite sont également assurées. Des véhicules plus anciens, les abris de jardin, les serres et autres hangars ou granges n'entrent, par contre, pas toujours dans les conditions ouvrant la voie à un dédommagement. La seule option est alors d'introduire une demande en ce sens auprès du Fonds des calamités publiques. Une franchise de 500 euros permet d'être remboursé pour des biens non couverts par la police d'assurance incendie.

La Wallonie a initié, de son propre chef, une procédure de reconnaissance de calamité publique. Dans ce cadre, le Centre régional de crise a été chargé de demander à l'Institut royal météorologique un rapport analysant les phénomènes d'inondations sur l'ensemble du territoire wallon. Dès réception de ce rapport, le gouvernement prendra un arrêté de reconnaissance des inondations comme calamité publique. Une aide d'urgence a également été débloquée.

Le gouvernement flamand a également sollicité l'avis de l'IRM pour que les inondations soient reconnues catastrophe naturelle. "Nous allons tenter d'accélérer ce processus", a indiqué le ministre-président Jan Jambon, qui a appelé les sinistrés à rentrer aussi vite que possible leur dossier.