Si ce taux de positivité donne évidemment une indication sur l'évolution de la propagation du virus, il peut rapidement augmenter ou diminuer selon certains facteurs. Et il semblerait que ces dernières semaines, plusieurs éléments l'ont certainement fait grimper plus que d'habitude. Deux en particulier sont pointés par la RTBF: les vacances et les autotests.

En vacances, les Belges sont visiblement moins enclins à se faire tester pour le coronavirus. Ils attendent souvent d'être malades pour se décider à demander un test à leur médecin traitant. Ce qui fait qu'il y a moins de tests effectués, et surtout qu'une grande partie des tests anti-Covid réalisés durant les congés s'avèrent positifs. Et puis pendant cette période de vacances, le testing régulier dans les écoles n'a pas lieu. Cela peut donc engendrer des contaminations par des élèves asymptomatiques, qui n'ont pas été testés dans leur établissement scolaire.

Deuxièmement, le lancement des autotests, disponibles en pharmacie, coïncidait avec les vacances de Pâques. En effet, ils ont été lancés la semaine du 6 au 13 avril chez nous. Ces autotests, s'ils s'avèrent positifs, nécessitent un test PCR pour confirmer le résultat. Et si l'autotest d'une personne est positif, il est très probable que son test PCR le soit aussi. Par contre, un Belge dont le résultat est négatif à l'autotest, ne doit pas obligatoirement passer par un test PCR. Donc cette dernière personne n'entre pas dans le pourcentage des tests négatifs.

Et comme l'explique la RTBF, sur base des chiffres de l'Association pharmaceutique belge, 140.000 autotests ont été vendus lors de leur première semaine de mise sur le marché. Si on divise ce chiffre en 7 (jours), on arrive à 20.000. Et entre le 6 et le 13 avril, il y a justement eu 20.000 tests PCR effectués en moins chaque jour, par rapport à la semaine précédente.

Autrement dit, durant les trois dernières semaines, moins de Belges se sont fait dépister pour le coronavirus (avec un PCR), mais il y a eu plus de tests positifs.