La task force vaccination a justifié samedi sa décision de continuer à utiliser le vaccin du groupe britannico-suédois AstraZeneca contre le coronavirus en Belgique, en dépit de la "suspension" des opérations de vaccination dans une série de pays européens à la suite d'éventuels liens entre des cas de thrombose enregistrés en Europe et l'administration de ce vaccin. Cette mesure de précaution a été prise à la suite de la livraison d'un lot d'environ un million de vaccins à dix-sept pays européens - mais pas à la Belgique.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a ouvert une enquête "accélérée", tout en assurant mercredi qu'il n'existait aucun lien, selon une enquête préliminaire, entre le vaccin d'AstraZeneca et trois cas de thrombose - deux en Autriche et un au Danemark - survenus après une vaccination.

L'EMA a souligné que les avantages continuent de l'emporter largement sur les risques.

Un raisonnement qui est partagé par la task force vaccination au niveau belge.

"Les avantages l'emportent sur les risques. La balance est positive", a affirmé samedi l'un de ses membres, le professeur Jean-Michel Dogné lors d'un point de presse en ligne.

Il a cité les trente cas rapportés d'incidents thromboemboliques par rapport aux quelque cinq millions de personnes vaccinées au sein de l'Espace économique européen (EEE). C'est une incidence inférieure à celle que l'on trouve dans la population générale, a souligné le professeur Dogné, qui dirige le département de pharmacie de l'Université de Namur et est expert auprès de l'Agence fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS) ainsi qu'auprès du comité mondial de sécurité vaccinale de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).