Selon les chiffres rendus publics par Sciensano, le nombre de personnes hospitalisées à cause du Covid-19 en Belgique diminue encore. Sur les 7 derniers jours, la Belgique connaît une moyenne de 3.672 nouveaux cas. Cela correspond à une diminution de 28%. Nous sommes désormais 18e pays sur 31. Nous sommes par exemple mieux lotis que la France mais un peu moins bien que la Grande-Bretagne.

Si les tendances se poursuivent, nous devrions arriver à une moyenne de 500 nouveaux cas en moyenne par jour pour les fêtes de fin d'année.

La plupart des contaminations se situent entre les 30 et 60 ans. Chez les enfants et les adolescents, nous remarquons une baisse des cas. Cependant, Yves Van Laethem a précisé que "ce n'était pas lié à la reprise de l'activité scolaire."

La diminution existe dans toutes les provinces et elle va de 15% dans le Limbourg à 43% dans le Namurois. C'est dans le Hainaut qu'il y a le plus grand nombre de cas.


Au niveau des hospitalisations, les chiffres diminuent également avec 304 nouveaux patients par jour, soit une diminution de 34% par rapport à la semaine précédente. "Il s'agit d'un des points névralgiques afin de ne pas embouteiller notre système de soins de santé. C'est donc une excellente nouvelle" ajoute Yves Van Laethem. "Au niveau des chiffres, nous comptons donc actuellement un peu plus de 5000 hospitalisations dont 1194 sont en soins intensifs."


La moyenne des décès reste élevée

Au niveau des décès, la moyenne reste élevée avec 170 décès par jour, même si nous connaissons une baisse de 15% sur une base hebdomadaire. "Tous les indicateurs continuent de diminuer favorablement. Nous insistons sur le fait, malgré les tendances positives, que la bataille est loin d'être gagnée. Les contaminations diminuent moins vite que lors de la première moitié du mois de novembre donc nous devons rester vigilants."

Après l'explication des chiffres, le porte-parole a insisté sur un symptôme de la fièvre. "Si la fièvre fait effectivement partie des symptômes du Covid, moins de la moitié des patients en ont. Très souvent, nous sommes dans quelque chose qui ressemble à la grippe. Avec des plaintes, un essoufflement et une perte de goût ou de l'odorat. Si vous avez ce type de symptômes, il faut évidemment rester chez vous."


Ces symptômes qui persistent...

Ensuite, Yves Van Laethem est revenu sur les manifestations persistantes de l'infection au Covid. "Heureusement, les symptômes disparaissent en une à deux semaines pour la majorité des individus. Pour ces personnes, cela n'est plus qu'un mauvais souvenir. Mais d'autres développent des symptômes persistants. Selon une étude de l'université d'Anvers, 20% des gens ont encore des plaintes après deux mois. En Angleterre, les chiffres grimpent jusqu'à 50%." 

Qui développe le plus ces symptômes persistants? "Les personnes âgées, ceux en surpoids et les femmes jeunes" explique le porte-parole. "Il s'agit d'une extrême fatigue, d'un essoufflement, d'une toux persistante, de maux de tête ou encore de douleurs articulaires. Chez un petit pourcentage, les gens perdent également le goût et l'odorat pendant un mois ou deux. Certaines personnes peuvent également perdre les cheveux ou avoir des douleurs respiratoires ou cardiaques. Un problème rénal n'est également pas à exclure.


Yves Van Laethem a tenu à préciser que ces cas sont rares. "Mais ils existent. Nous tentons d'investiguer afin de comprendre pourquoi le virus se développe chez les gens de cette façon." Le virus peut également causer de gros problèmes psychologiques (anxiété ou des changements d'humeur rapides). "Le contexte n'aide évidemment pas", avoue Yves Van Laethem. Il précise cependant que le virus ne peut pas rester plus de huit jours dans le corps d'un être humain. "Il ne peut pas rester vivant au-delà de cette durée. C'est donc une infection aiguë mais ce sont des séquelles de cette infection ou des manifestations post-infectieuses. Ces symptômes se manifestent chez ceux qui ont été fortement infectés mais aussi les autres."

... avec lesquels il faut rester prudent

Pour Yves Van Laethem, il faut rester extrêmement prudent avec ce type de symptômes. "Ils peuvent aussi exister après d'autres maladies grippales. Comme par exemple avec l'hépatite A, une mononucléose infectieuse ou une infection par le CNV. Ceci n'est pas une particularité unique du Covid. La spécificité du Covid par rapport aux autres maladies que j'ai citées reste à établir." Quel est le pourcentage du nombre de personnes qui développent ce type de symptômes? "Il est très dur à établir", précise Yves Van Laethem. "On ne sait pas non plus donner le temps exact de guérison. Et on essaye de comprendre les mécanismes qui font que ces symptômes persistent. Nous avons besoin d'études à ce sujet. Je rappelle évidemment que la grande majorité des gens guérissent en une ou deux semaines. Bien entendu, nous ne négligeons pas ceux qui ont ces symptômes et nous les invitons à écouter leur médecin traitant pour être bien suivi."