Les commerçants étaient inquiets : une semaine après avoir durement frappé le secteur de l'Horeca, contraint à la fermeture totale (bars et restaurants), nos autorités allaient-elles imposer de nouvelles restrictions dans nos magasins ? On pensait par exemple à un shopping limité à une seule personne, comme ce fut la règle durant le confinement. Certains évoquaient, carrément, une fermeture potentielle des commerces jugés non-essentiels... Les métiers de contact, comme les coiffeurs ou les esthéticiens, craignaient également un nouveau tour de vis.

Verdict ? Il n'en est rien. Le comité de concertation n'a pris aucune mesure supplémentaire concernant les commerces. On peut, toujours, s'y rendre en famille. Les centres commerciaux restent ouverts.

Pas de changement non plus pour le secteur de l'Horeca : bars et restaurants doivent toujours garder leurs volets baissés pour un mois (période qui court depuis la semaine dernière). Les réceptions et banquets assurés par des services de catering ou un traiteur sont interdits. Deux exceptions toutefois : les hôtels peuvent en organiser pour les clients qui y séjournent, tandis qu'il reste également autorisé d'organiser une réception dans le cadre de funérailles (maximum 40 personnes).

Pour rappel, les marchés de Noël sont annulés. En revanche, les "marchés et foires de petite envergure" restent autorisés, mais la consommation de boissons ou de denrées alimentaires y est interdite. Les brocantes et marchés aux puces sont interdits, au moins jusqu'au 19 novembre.

Le SNI se dit "soulagé"

Le syndicat neutre pour indépendant (SNI) se montre soulagé que les activités économiques n’aient pas à nouveau été visées. "Nous sommes heureux de constater que les commerces et les entreprises peuvent rester ouverts", explique le SNI.

Le SNI regrette néanmoins que le nombre maximum de personnes pouvant assister à un événement ait été ramené à 200. "Les protocoles sécuritaires dans l’évènementiel sont très stricts. C’est le métier même des organisateurs que de mettre tout en œuvre pour assurer des évènements qui soient totalement ‘safe’ si les mesures de distanciation sociale sont possibles. Pourquoi donc limiter le nombre de convives s’il y a suffisamment de place ?"

Par ailleurs, alors qu’aujourd’hui, le Comité de Concertation a plutôt procédé à des adaptations des protocoles, "pourquoi", se demande le SNI, "n’a-t-on pas appliqué la même politique la semaine dernière avec l’horeca ? Il y avait des possibilités intermédiaires comme une fermeture à 22h ou l’interdiction de la vente d’alcool après 20h".

Le SNI tient enfin à nouveau à souligner que, jusqu’à présent, aucune étude ni enquête ne démontre avec certitude que les entreprises, notamment l’horeca, constituent des foyers importants de contamination. Comme l’ont rappelé le Premier Ministre et le Ministre de la Santé, "la lutte contre la propagation du coronavirus doit passer par une prise de conscience collective et la responsabilisation de 11 millions de Belges".