Il parle de "trahison" et de "décision inacceptable allant à l'encontre de ce qui a été décidé il y a deux semaines en séance plénière, à l'occasion du vote de l'ordonnance réparatrice dite "sparadrap" préparée par le gouvernement Vervoort. Selon lui, celle-ci ne visait que les licences octroyées par l'administration bruxelloise. "Cependant, tant en commission qu'en plénière, il a été rappelé qu'en vertu du principe de reconnaissance mutuelle des autorisations délivrées, les chauffeurs sous licences wallonnes et flamandes ne seront pas interdits à exercer sur le territoire bruxellois dans le cadre du régime transitoire. Cela a été décidé au gouvernement et expliqué au parlement. C'était tout le sens de l'ordonnance pour sauver 2.000 emplois", a expliqué vendredi après-midi M. Weytsman.

Toujours d'après l'élu libéral, la décision du gouvernement bruxellois pourrait, de facto, interdire à mille chauffeurs de rouler. "Et le timing de l'annonce, le 24 au matin, est cynique puisqu'il n'y a plus de commissions avant le 11 janvier et donc plus de possibilités de débattre".

David Weytsman demande la tenue d'une commission spéciale du parlement bruxellois la semaine prochaine.

Interrogé à ce propos, le cabinet du ministre-président Vervoort (PS) a tenu à précisé que "l'ordonnance sparadrap ne concerne pas les licences flamandes ou wallonnes. Elle ne vise que les licences bruxelloises".

"Nous n'avons fait qu'annoncer la reprise de contrôles, en ce compris pour l'application de l'ordonnance sparadrap", a ajouté le cabinet du ministre-président bruxellois.