L'association des villes et communes flamandes (VVSG) et ses organisations sœurs bruxelloise et wallonne ont envoyé une lettre au Premier ministre Alexander De Croo à ce sujet, a annoncé la VVSG jeudi. Parmi les tâches à effectuer se trouvent la recherche d'un logement, l'octroi d'un revenu d'intégration, l'orientation sociale, la résolution des problèmes administratifs... Et après la première phase d'aide d'urgence, "de nombreux autres défis suivront, comme le soutien psychologique des personnes souffrant de traumatismes, l'activation des personnes capables de travailler et le suivi des cas à plus long terme", indique la missive.

C'est pourquoi les CPAS demandent un soutien financier et opérationnel du gouvernement fédéral et des autorités régionales.

Selon le VVSG, le plus simple serait un remboursement majoré de l'équivalent du revenu d'intégration. Le gouvernement fédéral en rembourse désormais 100% du montant, soit la somme que le CPAS remet au client. "Le coût du travail social et administratif n'est donc pas inclus", expliquent les organisations. "Un remboursement majoré signifierait que le gouvernement fédéral prendrait aussi partiellement en charge les coûts de personnel ou d'autres coûts (administration, interprètes, etc.).

Le VVSG rappelle qu'il y a quelques années, un tel arrangement s'appliquait également à l'arrivée des réfugiés syriens. Et "on attend maintenant beaucoup plus de monde, environ 200.000 personnes, dont la moitié au moins devra faire appel au CPAS".