Elle devrait être opérationnelle au début de l'année prochaine. Les décisions de justice sont publiques et doivent être consultables. Mais, actuellement, les copies imprimées des jugements et arrêts sont dispersées dans les différents cours et tribunaux du pays. Une première étape a été franchie en 2019 par une modification de la Constitution. Le projet de loi, qui doit encore passer par le Conseil d'État et l'Autorité de protection des données (APD), constitue la deuxième étape.

L'ouverture de la banque de données se fera par phase. Ce n'est que dans un deuxième temps que les jugements et arrêts pourront être consultés par tout un chacun moyennant toutefois l'emploi de pseudonymes pour les personnes physiques.

La banque de données permettra également des analyses de données. Il sera, par exemple, possible de vérifier statistiquement comment les juges interprètent et appliquent certaines lois. Cette approche sera utile pour le gouvernement ou le parlement afin d'adapter plus précisément la politique en matière de justice aux évolutions sociales, a expliqué le ministre.