Sous la contrainte de la crise, les PME et les grandes entreprises belges ont plus souvent accepté, au cours des douze derniers mois à fin avril, des délais de paiement plus larges. Près de la moitié d'entre elles (44%) affirment aujourd'hui que les délais convenus sont actuellement si généreux qu'ils pourraient aller jusqu'à mettre leurs propres activités en danger.

En un an, l'écart de paiement moyen, qui mesure le nombre de jours écoulés entre les conditions de règlement convenues et la réception du montant dû, s'est accru de 11 jours pour les factures des particuliers aux entreprises, de 10 jours pour celles entre entreprises, et de 7 jours pour celles des administrations aux entreprises à 8, 12 et 12 jours respectivement.

Le fossé qui s'est creusé en Belgique est plus préoccupant pour les PME, relève Intrum, parce que "celles-ci disposent de moins de réserves financières depuis la pandémie" alors qu'"elles dépendent largement de la stabilité de leur trésorerie".

Pas étonnant, dès lors, que 48% des chefs d'entreprise belges s'attendent à des problèmes de liquidités chez leurs clients au cours des douze prochains mois, selon l'enquête qui a été menée auprès de 11.187 entreprises européennes, dont 503 belges.