Belgique 60 % des propriétaires ne font pas d’efforts pour adapter leur consommation à la production solaire.

Dans l’étude Une nouvelle tarification des réseaux pour favoriser la transition énergétique, deux professeurs de HEC Liège, Axel Gautier et Julien Jacqmin, ont analysé le comportement des ménages wallons ayant installé des panneaux photovoltaïques. Il en ressort que 60 % des répondants ne font pas d’efforts pour adapter leur consommation. Les autres ont changé leurs habitudes et utilisent principalement leurs appareils électroménagers durant les périodes ensoleillées.

Si 45 % des installations ont une production inférieure à la consommation du ménage, 35 % des sondés déclarent que leurs panneaux produisent suffisamment d’électricité, 20 % d’entre eux déclarent qu’ils en produisent "plus que suffisamment" par rapport aux besoins du ménage. Le ménage se retrouve alors avec un surplus de production qu’il peut réinjecter sur le réseau, ce qui ne lui rapportera rien. Certains préfèrent alors consommer ce surplus. 19 % des ménages sondés indiquent avoir augmenté leur consommation électrique depuis l’installation de leurs panneaux solaires.

Pour les ménages qui ont une installation photovoltaïque dont la capacité de production est supérieure à leur consommation historique, la consommation électrique augmente en moyenne de 35 % après l’installation des panneaux. Au contraire, lorsque l’installation est sous-dimensionnée, la consommation baisse de 3 % en moyenne, après la mise en service des panneaux.

L‘étude montre que le vecteur privilégié pour augmenter sa consommation est l’utilisation d’un chauffage électrique. "En effet, pourquoi payer pour alimenter une chaudière au mazout ou au gaz alors que l’électricité est disponible gratuitement pour alimenter un chauffage électrique d’appoint ?"

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