Le nouveau mouvement les Engagés, issu du parti centriste cdH et auparavant du PSC (Parti social-chrétien), a adopté samedi son manifeste "pour une société régénérée" et ses statuts lors d'un congrès national à Liège. Les militants de ce parti, qui préfère se définir comme un "mouvement politique et citoyen" après sa "refondation", un processus participatif de plus de deux ans, ont approuvé les futurs statuts, accompagnée d'une Charte en annexe - à une large majorité de plus de 98% des voix, là où les deux tiers étaient requis.

Le manifeste-programme de 191 pages a pour sa part aussi été adopté par 100% des votants - les rares abstentions n'étant pas prises en compte et la majorité simple suffisait -, après une discussion sur les neuf derniers amendements d'une liste initiale de 805 déposés par les différentes composantes et sections du parti turquoise et largement élagués lors d'une longue "commission mixte" samedi dernier.

Les participants au congrès ont ainsi voté en faveur du maintien du Sénat et de l'imposition progressive de la parité de genre dans les conseils d'administration et de direction des entreprises publiques et privées.

Le président des Engagés, Maxime Prévot, a promis, dans son discours de clôture, de poursuivre ce processus participatif au cours des prochaines années. Chaque année, une convention se penchera sur cinq thématiques afin de les adapter à l'évolution de la société.

"Nous sommes enfin arrivés à la fin du processus de reformation de notre parti", a-t-il déclaré devant les militants et les responsables des ex-humanistes et sociaux-chrétiens.

Il s'est dit convaincu que "notre projet alternatif convaincra et vaincra". "2024 sera l'année de la reconquête de résultats électoraux meilleurs, à tous les niveaux de pouvoir", a lancé M. Prévot en faisant allusion aux élections générales (législatives, régionales et européennes) prévues dans deux ans et alors que les sondages donnent régulièrement le parti en recul, et particulièrement à Bruxelles, où il est tombé en dessous du seuil électoral des 5%.

2024 sera "l'année de tous les engagements, de tous les engagés et de toutes les engagées. Le vrai pouvoir, ce sont nos idées et nous en avons un paquet. Les enragés de l'extrême gauche et de l'extrême droite ne passeront pas", a-t-il poursuivi.

Selon le président des Engagés, qui remettra prochainement son mandat en jeu, "2022 et 2023 seront les années de consolidation de notre nouveau mouvement: nous créerons les bassins de vie, renouvellerons toutes les instances jusqu'à la présidence, arpenterons le terrain pour expliquer, débattre, convaincre, mobiliser, être dans l'action", a-t-il encore dit.