Réunis dans un "bloc jeunesse", l'Union Syndicale Étudiante, la Fédération des Etudiant.es Francophones, les Jeunes FGTB, les Jeunes CSC, COMAC, le Mouvement de Jeunesses Socialistes, écolo j, Jeunes Anticapitalistes, avaient appelé à manifester, face à la hausse du coût de la vie (loyers, énergies, carburant, alimentation).

D'après l'Union Syndicale étudiante (USE), une centaine de manifestants étaient présents derrière la bannière jeunesse. "Des étudiants, des jeunes travailleurs et aussi des élèves du secondaire par solidarité avec leurs parents", nous indique Lucile, porte-parole de l'USE. "C'était important pour nous de montrer notre solidarité envers les travailleurs et travailleuses. Mais la jeunesse est aussi impactée par la crise, la hausse des prix", explique-t-elle. "La précarité étudiante a été aggravée", alors qu'une étude BDO-Sonecom de 2019 sur les conditions de vie des étudiants de l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, pointait déjà le fait qu'un étudiant sur deux était obligé de travailler pour subvenir à ses besoins. 

"Je vais devoir demander le CPAS alors que je touche les allocations familiales et que je travaille à côté. La hausse des prix nous impacte tous directement", témoigne auprès de La Libre cette étudiante en 3e année de Science politique à l'ULB, qui a participé à la manifestation ce lundi. "Avant je me contentais de travailler pendant les vacances académiques et durant l'été, mais j'ai dû travailler pendant l'année". L'étudiante s'est syndiquée à l'USE l'année dernière lors du mouvement "Jeunesse en lutte" qui a eu lieu à l'ULB contre la précarité étudiante. Etant donné que le nombre d'heures en contrat étudiant est limité, la jeune femme est contrainte de faire des heures de baby-sitting, "au black". Une situation qui impacte directement ses études : "J'ai du travailler pendant les examens, donc mon blocus a été moins productif".

Pour Nina aussi, étudiante à l'ERG, l'école de recherche graphique de Saint-Luc, c'était important de manifester aujourd'hui. "Les prix de l'énergie et du loyer ont augmenté, mais pas les salaires. C'est 100 euros de plus par mois ! Le prix de la nourriture aussi", peste la jeune fille de 22 ans qui travaille dans l'Horeca depuis ses 18 ans en parallèle de ses études. "J'ai une bourse pour le minerval, mais j'en ai besoin pour payer mes courses et mon loyer". 

Alignées sur les syndicats nationaux, les organisations étudiantes ont réclamé une hausse de l'indexation des salaires et le gel du prix de l'énergie et des loyers.