BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) permet, entre autres, de défendre les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises. La structure organise de nombreux événements, tout au long de l'année, sur différents thèmes liés au monde de l'entrepreneuriat.

Organisée fin octobre, l'une de ces conférences intitulée "Femme et confiance en soi : comment développer son business pendant la crise?" a pourtant posé problème à plus d'une personne. Et pour cause : dans la description invitant à participer à l'événement, BECI écrivait : "Développer son business lorsque l'on est une femme n'est pas chose aisée. Elles n'ont pas souvent été éduquées pour prendre les choses en mains, prendre des risques, se mettre en avant, affirmer qui elles sont, oser affirmer leurs désirs, leurs ambitions".

Des propos sexistes qui ne passent pas et que les internautes ont rapidement dénoncé : "Vous cautionnez vraiment ce contenu, c’est sérieux? Le sexisme (extra)ordinaire en 2020!!"


Face à ces retours sur les propos tenus, l'événement Facebook a été supprimé et  la page de leur agenda lié à cet événement est maintenant introuvable.

Un malentendu

Contacté par notre rédaction, BECI confirme avoir eu "quelques retours pour le moins négatifs" à propos des propos sexistes tenus. Mais la structure explique ne pas avoir écrit le texte : "La problématique est liée au fait que l'intervenante du webinar dont nous avons fait la promotion, féministe et très sensible à la cause entrepreneuriale des femmes, a écrit ce texte." Il s'agit donc pour eux d'un malentendu : "Cette intervenante disait dans son esprit "Les femmes ont été privées pendant des décennies de l'éducation nécessaire à l'entrepreneuriat", explique Margot Régnier, qui dirige le service marketing de la structure.

Elle affirme d'ailleurs être particulièrement sensible à ce sujet. "Je dirige l'équipe Marketing digitale de BECI, dont les femmes représentent 75% des effectifs et donc c'est bien une femme qui a laissée passer ce texte pour le moins mal tourné. Chez BECI, nous en sommes consternés, car si une entreprise ne fait pas partie des sociétés sexistes c'est bien BECI."

Un "bugg de process" attribué au surmenage des équipes, qui depuis le début de la crise du coronavirus, sont sur tous les fronts.