Les deux formateurs, Paul Magnette et Alexander De Croo, se sont rendus chez le Roi à 10 heures. Le souverain a prolongé leur mission. A l'issue de leur rencontre, les présidents du PS et de l'Open Vld se sont exprimés au cours d'une conférence de presse depuis le Palais d'Egmont.

"Ta volonté de réussir, Paul, ça a été la clé et je te remercie du rôle que tu as tenu", a commencé Alexander De Croo à l'égard de son collègue, Paul Magnette. "Cet esprit de travail ensemble, de trouver des solutions c'est ce que j'ai ressenti autour de la table, dans cet accord qu'on a conclu avec les sept partis", a-t-il continué. "(...) Je suis persuadé que, dans les années qui viennent, nous allons avoir besoin de tout le monde. C'est pourquoi nous avons besoin d'un plan fort. Beaucoup de gens sont sceptiques. Ils disent qu'ils ne croient que ce qu'ils voient. Je les comprends et ça nous revient de leur prouver que nous allons faire au mieux pour la Belgique."

L'accord conclu, selon M. De Croo, insiste sur le besoin d'avoir plus de respect pour chacun. "C'est ce qui a manqué dans notre pays, parfois", a-t-il regretté. "Le travail qui nous attend est énorme."

Il a ensuite cité Michael Jordan: "Talent wins games, teamwork and intelligence win championships" ("Le talent permet de gagner des matches, le travail d'équipe et l'intelligence permettent de remporter les championnats").


Les politiques n'ont pas toujours montré le bon exemple

Paul Magnette a quant à lui souligné que la crise a été trop longue. "Nous avons travaillé très intensivement ces derniers jours", a expliqué le bourgmestre de Charleroi, avant de remercier son collègue, Alexander De Croo. "Il faut maintenant faire fonctionner cette équipe, elle devra faire son rodage ce ne sera pas facile. Mais nous avons appris à se connaître entre ces sept formations politiques. Nous allons veiller à désigner dans ce gouvernement des hommes et des femmes politiques de talent qui insisteront avant tout sur le travail collectif. Nous avons besoin d'un gouvernement qui montre que l'essentiel est la solidarité, la stabilité. Notre pays a besoin de politiques qui montrent qui ne sont pas d'abord là pour se disputer, mais qui sont là d'abord pour être au service de nos concitoyens. Nous n'avons pas toujours montré le bon exemple, mais ces six derniers jours nous avons un peu corrigé le mal que nous avons fait au préalable."

Quant à la question sur le poste de Premier ministre, Paul Magnette a répondu avec ironie: "Nous ne savions pas qui choisir, donc nous avons tiré à pile ou face. Alexander a gagné, c'est une bonne chose."