Les gouvernements fédéral et régionaux se pencheront mercredi matin sur la stratégie climatique belge à l'horizon 2050, échéance à laquelle l'Union européenne est censée atteindre la neutralité carbone.

La Commission européenne a demandé à chaque État membre de lui présenter sa stratégie afin de réaliser cet objectif.

Le plan belge rassemble les stratégies élaborées par les exécutifs wallon, bruxellois et flamand. Avec des compétences telles que les infrastructures routières, le transport en commun, l'aménagement du territoire, l'agriculture et une grande partie de la politique énergétique, ils détiennent d'importants leviers de la politique climatique.

La Wallonie veut arriver à une réduction de 95% des gaz à effet de serre par rapport à 1990, Bruxelles "se rapprocher de l'objectif européen de neutralité carbone d'ici 2050", la Flandre réduire de 85% ses émissions par rapport à 2005. Pour l'ensemble du pays, cela signifie une réduction de 85% à 87%.

Ces objectifs ne tiennent pas compte des industries grosses consommatrices d'énergie et de l'aéronautique. Ces secteurs, qui représentent 40% des émissions de l'UE, tombent sous le système ETS (Emission Trade System, soit un système européen d'échange de quotas d'émission applicable aux grandes industries). Un objectif européen leur est fixé et non par État membre.

Le niveau fédéral n'a pas d'objectif de réduction propre, en pourcentage, puisque toutes les émissions de gaz à effet de serre belges sont couvertes par les émissions des Régions. L'administration a élaboré un document reprenant les moyens qui peuvent être mis en œuvre pour soutenir les plans régionaux, par exemple en faisant en sorte que la part du rail dans le transport de marchandises et de personnes augmente ou en mettant en place des incitants fiscaux ou des normes de produit. Le pouvoir fédéral veut également arriver à une neutralité climatique de son parc immobilier d'ici 2040.