Ce mercredi matin, les nouvelles hospitalisations liées au coronavirus étaient à nouveau en hausse, et ce, pour la première fois depuis des semaines. En effet, entre le 2 et le 8 mars, près de 143 admissions ont été enregistrées chaque jour en Belgique, soit une augmentation de 3% par rapport à la période de référence précédente, selon les données de l’Institut de santé publique Sciensano .

Pour le virologue Marc Van Ranst, interrogé par nos confrères de HLN, cette hausse n'est pas surprenante. Elle s'explique notamment par les assouplissements qui sont entrés en vigueur le 18 février dernier, suite au passage en code orange. A cette date, en effet, les restaurants et les bars n'étaient plus tenus de respecter une heure de fermeture, et les discothèques ont également pu rouvrir leurs portes. " Cette situation, combinée aux séjours au ski et aux vacances de carnaval qui ont engendré des déplacements, fait que l’épidémie reprend de plus belle ", explique l'expert.

Vendredi, lors d'un point presse, le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem affirmait également qu'une légère hausse des nouvelles contaminations n'était pas à exclure dans les prochaines semaines en raison de la levée de la quasi-totalité des mesures sanitaires.

Pour l'heure, les experts ne sont pas inquiets par cette légère remontée des chiffres. " Une augmentation similaire avait été constatée au Danemark après que le pays ait décrété la levée des mesures sanitaires ", explique Marc Van Ranst, qui précise que la situation épidémiologique y est toujours rassurante aujourd'hui.

Un retour en arrière et une réintroduction de certaines restrictions ne sont donc absolument pas à l'ordre du jour. " Un retour au code orange est exclu pour le moment. Cela ne se produira que si la pression sur les soins de santé devient tellement élevée que nous ne pouvons plus rattraper les soins retardés ”, conclut le virologue de la KUL.