Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) sont arrivés ce lundi 13 janvier au palais pour faire rapport au Roi, au terme d'une mission d'information qui leur avait été confiée le 10 décembre dernier. Le Roi leur a demandé de poursuivre leur mission en vue de clarifier davantage les différentes positions. Ils feront part de leurs conclusions au plus tard le 28 janvier et feront un rapport intermédiaire le 20 janvier.

Pendant plus d'un mois déjà, les deux hommes ont rencontré les différents représentants des formations politiques autour de la table. Des discussions parfois compliquées au vu des tensions grandissantes entre plusieurs partis.

La pomme de discorde ? La N-VA. Tout au long de la mission de Bouchez et Coens, une question a ainsi déchaîné les passions: faut-il inclure ou non le parti de Bart De Wever dans une éventuelle coalition ? Si, du côté francophone, l'idée de laisser de côté les nationalistes flamands n'a pas semblé imbuvable, il en était tout autre du côté flamand. Du moins, pour le CD&V, qui a encore jusqu'hier rappelé ne pas vouloir se séparer de son partenaire au sein du gouvernement flamand. 

Un véritable sac de noeuds que les informateurs devront continuer à essayer de démêler jusqu'au 28 janvier.

"Vérifier ce qui est possible sur la base des déclarations récentes"

Les deux hommes ont pris la parole à la sortie du Palais royal. "Il y a eu des déclarations ces dernières heures qui ont eu vocation à changer le schéma initialement prévu", a expliqué M. Bouchez."Il faut maintenant que les différents partis puissent se stabiliser et occupent les mêmes positions sur une période un peu plus longue que quelques jours", a-t-il ajouté.

Même son de cloche du côté de Joachim Coens. "L'intention est de vérifier ce qui est possible sur la base des déclarations récentes qui ont été faites", a encore souligné le président du CD&V.