Nombreux parmi ceux-ci avaient séjourné plus d'un an en Belgique!

BRUXELLES Cette fois-ci, il n'y aura pas eu de problèmes de météo! Les 33 réfugiés kazakhs, à qui la Belgique avait refusé l'asile politique, sont finalement arrivés samedi midi dans leur pays, à bord d'un Airbus.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le vol s'est déroulé sans problème. Cependant, l'avion comptait à son bord un réfugié de moins que prévu: l'un d'entre eux a dû être emmené à la prison de Saint-Gilles après avoir manifesté des signes de rébellion.

Le retour au pays des réfugiés a, en tout cas, suscité un grand intérêt médiatique au Kazakhstan, où les 33 ressortissants ont été accueillis par des caméras de télévision. Néanmoins, la plupart d'entre eux ont refusé toute interview et ont quitté l'aéroport le plus vite possible.Selon Dimitry Nurumov, de l'OIM (Organisation internationale pour la migration), la Belgique est une destination populaire pour les immigrés du Kazakhstan car, au niveau de l'accessibilité, elle est meilleur marché que les Etats-Unis et le Canada. Il estime à 120.000 francs belges le prix payé par les réfugiés pour tenter une nouvelle vie chez nous. Il a encore indiqué que, parmi les 33 passagers kazakhs, nombreux avaient séjourné un an ou plus en Belgique avant que leur procédure d'asile légale soit épuisée!

En Belgique, la problématique du logement des réfugiés continue de susciter des polémiques. 600 personnes ont manifesté hier pour le maintien du domaine d'Hengelhoef comme centre récréatif, alors que le gouvernement veut le transformer en centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Le logement de réfugiés dans des hôtels anversois a aussi créé des remous ce week-end. Enfin, le ministre Flahaut a rendu visite hier à des installations militaires abritant des réfugiés.