Le président de la Fédération des maisons de repos de Belgique, Vincent Frédéricq, s’inquiète du coût financier lié au contrôle du Covid Safe Ticket dans les maisons de repos. "On a rétabli un mode de vie normal pour les résidents ; dans certaines maisons, les visites peuvent avoir lieu du matin au soir. Or il va falloir du personnel à l’entrée pour vérifier le CST et les cartes d’identité. Tout ça va générer des coûts. Dans certaines maisons de repos, il y a des visiteurs qui viennent tous les jours pour voir un proche qui sont connus depuis longtemps dans l’établissement. Je ne suis pas sûr que dans ces cas de figure on va vraiment demander à chaque fois la carte d’identité de la personne. J’espère qu’on ne va pas taper 5 000 euros d’amende. On est persuadés qu’on ne va pas nous envoyer la police pour vérifier mais on doit pouvoir convenir d’une application raisonnable et raisonnée du CST", estime-t-il.

"La question des moyens reste sans réponse : comment financer et où trouver de l’effectif alors que les équipes sont déjà souvent sous tension, faute de personnel ?", s’interroge également la fédération de l’accueil, de l’accompagnement, de l’aide et des soins aux personnes Unessa. "Quid également des sanctions envisagées pour les établissements qui laisseraient passer des visiteurs sans CST valables ? En soi, ce principe nous paraît largement discutable, mais il s’avère en outre que les établissements seraient plus lourdement sanctionnés que les contrevenants eux-mêmes !" L’Unessa est par ailleurs elle aussi partisane d’une mise en œuvre rapide de la vaccination obligatoire des personnels soignants et associés, dans tous les secteurs de l’accueil et des soins aux personnes. "Une telle mesure rétablirait de la cohérence au sein des institutions concernées, entre collaborateurs, et avec les publics externes", estime la fédération.