Au terme d'un long imbroglio autour des masques, le gouvernement avait finalement commandé des masques à la société Avrox afin de les distribuer aux citoyens Belges en juin 2020. Il suffisait pour bénéficier de ces masques de se rendre en pharmacie.

Mais selon nos confrères de la RTBF, ces masques fournis par la société Avrox seraient carrément toxiques. En effet, un rapport de Sciensano indiquerait que ces masques en tissus contiendraient des " nanoparticules d’argent et de dioxyde de titane ". Si ces nanoparticules sont inhalées, elles peuvent être dangereuses, notamment pour les voies respiratoires.

"Le risque est de développer une inflammation pulmonaire"

"Ces nanoparticules, tôt ou tard, peuvent passer, surtout si le filtre est régulièrement lavé et donc qu'il y a un risque de dégradation du filtre. Donc ces nanoparticules on sait qu'elles peuvent passer facilement dans les poumons et le sang. Il s’agit cependant de risques peu documentés et qui concernent des expositions chroniques par inhalation" , explique Alfred Bernard, professeur de toxicologie à l’UCLouvain.

De son côté, le professeur Dominique Lison, toxicologue à l'Uclouvain, explique qu'inhaler ces nanoparticules peut se révéler dangereux: "Le risque c'est de développer une inflammation pulmonaire surtout si ces masques sont portés par des personnes qui souffrent déjà d’une pathologie respiratoire, comme c’est le cas en période de pandémie de Covid-19. Donc c'est une moins bonne idée d’utiliser des nanoparticules dans un contexte dans lequel on se trouvait à ce moment-là. Il aurait fallu, à priori, se poser la question de savoir s’il était nécessaire, utile, opportun et inoffensif d’utiliser des masques avec ce genre d’imprégnations".

Retirés de la circulation

Si les risques de toxicité ne sont pas encore à 100% avérés, les ministères de la Santé et de la Défense viennent néanmoins de décider de ne plus les mettre en circulation actuellement, révèle la RTBF ce mercredi soir. Les millions de masques qui n'ont pas encore été distribués aux citoyens seront dès lors conservés bien précieusement, en attendant les résultats de différentes études.

Les pharmacies qui disposent de ces masques ne devraient plus non plus les distribuer. Les experts conseillent également aux citoyens qui sont en possession de ces masques de ne plus les utiliser.