Après un passage au Bozar en début de soirée pour le concert "Prélude à la fête nationale", la famille royale s'est dirigée vers le quartier des Marolles, et plus précisément la place du Jeu de Balle, pour assister au traditionnel Bal national. Et la foule était au rendez-vous.

C'est par une ovation que la famille royale a été accueillie. Les citoyens étaient nombreux pour les saluer, puisqu'il y avait 12.000 personnes sur la place du Jeu de Balle sur le coup de 22 heures, soit quarante minutes après l'arrivée royale. Une foule si importante que la Police a dû empêcher l'accès de nouvelles personnes aux festivités pour des raisons de sécurité, annoncent nos confrères du Soir.

La fête s'est ensuite poursuivie dans une ambiance très noire-jaune-rouge, avec les apparitions successives sur scène des plus grands noms de la chanson nationale, du Grand Jojo à Annie Cordy en passant par l'inévitable Sandra Kim.

 

La surprise du futur Roi

Quelques heures plus tôt, les membres de la famille royale étaient donc au Palais des Beaux-Arts pour un concert. L'accueil a été très chaleureux, aussi bien à l'extérieur du Palais que dans la salle. Là, l'arrivée de la famille royale sur le balcon a été saluée par une standing-ovation. C'est le moment qu'a choisi Philippe pour prendre la parole, pour une surprise…royale, évidemment.

"Sire, Papa, avec émotion nous fêtons votre fin de règne", a déclaré un Prince qui, pour la première fois, appelait Albert II "Papa" en public. Philippe a ensuite salué la sagesse et l'humour du Souverain, avant de conclure par un "ce soir, la cerise sur le gâteau sera une framboise". Une Framboise Frivole, puisque c'est bien de ce groupe de musiciens détournant avec humour des grands classiques musicaux dont il était question.

Place ensuite au concert, qui a débuté par des extraits de "La Belle au bois dormant" de Tchaïkovsky. D'abord inspiré par le romantisme de l'oeuvre, l'orchestre national de Belgique s'est ensuite emporté dans l'interprétation de ce conte princier pour terminer sur une note puissante. Le pianiste russe Yury Favorin, quatrième lauréat du concours Reine Elisabeth 2010, a terminé ce prélude par le concerto n°3 en ré mineur op. 30 de Sergeï Rachmaninoff.