Le prix que les propriétaires de stations services et les négociants en combustibles doivent payer pour du diesel ou de l'essence est actuellement plus élevé que le prix maximum qu'ils sont autorisés à facturer aux clients, fait savoir lundi la fédération belge des négociants en combustibles et carburant (Brafco). Elle fait valoir que le prix maximum existant devrait être aboli et remplacé par un système de "prix recommandés". Le prix maximum ne s'applique qu'au dernier maillon de la chaîne, c'est-à-dire les propriétaires de stations services et les négociants en combustibles. Mais le problème, selon la Brafco, est que ce prix maximum suit avec un certain retard l'évolution des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Cela signifie que les premiers maillons de la chaîne - compagnies pétrolières, importateurs et grossistes - peuvent immédiatement répercuter l'augmentation des prix du marché mondial, tandis que le dernier maillon doit respecter les prix maximums.

Concrètement, les négociants en combustible et propriétaires de stations services vendent actuellement à perte, de l'ordre de 15 à 16 cents par litre de plus que le prix maximum, d'après la fédération. "Ils doivent maintenant soit respecter les prix maximums et donc vendre à perte - ce qui est interdit par la loi - soit vendre au-dessus du prix maximum officiel, mais cela non plus n'est pas autorisé", explique Johan Mattart, directeur général de la Brafco. Une troisième option consiste à fermer temporairement la station service, "mais personne ne veut laisser tomber ses clients", ajoute-t-il.

Pour l'organisation représentant les négociants en combustibles et carburant, il est temps d'abolir les prix maximums. La fédération préconise un système de "prix recommandés", comme aux Pays-Bas. Cela signifie que le prix que les consommateurs paient pour le mazout de chauffage ou le diesel serait actuellement plus élevé que le prix maximum.