Les sept partis de la coalition Vivaldi (socialistes, libéraux, verts et CD&V) ont continué à travailler discrètement sur la formation d'un gouvernement ce week-end. Ce lundi, les préformateurs Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A) doivent se rendre chez le roi pour rendre leur rapport final. Il est prévu qu’un formateur soit nommé, qui sera vraisemblablement le futur Premier ministre.

Aucun compromis n'a pour l'instant été trouvé sur son identité.


Vers 15 heures, les négociations ont été suspendues. Plusieurs négociateurs pointent du doigt Georges-Louis Bouchez qu'ils présentent comme "la cause des problèmes."

Selon nos informations, plusieurs présidents de parti lui reprochent une attitude "peu constructive" qui ne rend pas les négociations faciles.

Indépendament du fond sur lequel on peut avoir des divergences, ce qui est normal, certains manquent de professionnalisme et constructivité”, nous glisse une source francophone proche des négociations. “Et quand je dis certains, je vise en fait une seul personne, car pour le reste, il y a une vraie possibilité et volonté d’aller de l’avant vu les enjeux.”

L’interview accordée à Humo, publiée ce dimanche, a mis les feu aux poudres. Certains assurent que les négociateurs s’étaient entendus pour ne pas accorder d’interview ce week-end, ce qu’on dément du côté du MR.

A gauche, certains voient dans cette attitude “une tentative de sabotage” des négociation, dans le but de prolonger la mission de Sophie Wilmès au 16, en ajoutant à son mandat un plan de relance post-Covid.

Les discussions auraient bloqué sur une grande série de dossiers, sans parvenir à un accord, par exemple sur l’immigration, l’énergie, la fiscalité ou l’institutionnel. Et ce alors même que les discussions ne sont pas entrées dans le vif du sujet, à savoir le poste de Premier ministre. “Bouchez bloque sur tout, il ne cesse de dire qu’on y arrivera jamais et revient sur toute une série de décisions dans des dossiers qui avaient déjà fait l’objet d’un accord entre sherpas”, nous indique une autre source bien informée.

Il revient sur des points déjà tranchés”, confirme une source flamande.

"Les discussions n'avancent pas, tout mettre sur le dos de Georges-Louis Bouchez, c'est une ficelle un peu grosse", pointe une source libérale.

“Il n’y avait d’accord sur rien en réalité. Des discussions ont eu lieu en groupes de travail entre chefs de cabinets, mais de manière très technique. Mais les points n’étaient pas tranchés sur le plan politique”, nous dit-on dans le clan libéral.

S’agit-il de tensions de dernières minutes ou d’un vrai coup d’arrêt? Il faudra changer d'attitude pour arriver devant le roi ce lundi à 14h avec un vrai accord.