Le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem débute cette conférence en assurant que les contaminations continuent d'augmenter mais que cette hausse ralentit: "La tendance à la hausse, qui nous a fait un peu frémir, semble s'apaiser."

"Nous avons également atteint une certaine stabilité au niveau des hospitalisations et des décès", ajoute-t-il. "Il s'agit d'une bonne nouvelle comparée à nos voisins mais ces chiffres restent tout de même relativement élevés."

"Nous avons eu en moyenne 2523 nouveaux cas par jour. Par rapport à la période de sept derniers jours précédente, il s'agit d'une augmentation de 7%. Il y a une semaine encore, cette hausse était deux fois plus importante."

Bruxelles, région la plus touchée par la hausse des cas

La hausse des contaminations est, globalement, généralisée sur l'ensemble du territoire. La région la plus touchée est celle de Bruxelles-Capitale avec un rebond de 20% alors qu'en Flandre il a été de 8% et en Wallonie de 2%.


"Les provinces d'Anvers et de Namur connaissent les hausses les plus importantes avec 15% de nouveaux cas", précise le virologue. "Le Hainaut, le Brabant flamand ou le Luxembourg ont eux une diminution des contaminations. Cela montre bien que nous sommes dans une période d’hésitation au niveau des chiffres et ce, depuis plusieurs jours."

En nombres absolus, les contaminations les plus importantes sont toujours présentes dans les provinces d'Anvers et dans les deux Flandres.

Les infections touchent toutes les tranches d'âge mais moins ceux de plus de 80 ans, ce qui est une bonne nouvelle, souligne Yves Van Laethem. La catégorie d'âge la plus touchée reste les 30 à 40 ans.


Les hospitalisations restent stables

Les entrées à l'hôpital pour cause de Covid-19 restent plus ou moins stables. Nous avons en moyenne 182 nouvelles hospitalisations par jour: "Il existe cependant des variations d'une province à l'autre. Parfois de manière significative avec une hausse de 29% à Liège par exemple", explique le porte-parole.

Les décès ne diminuent pas

"Nous déplorons toujours un nombre de décès relativement stable, en l’occurrence une moyenne de 91 décès par jour (-3%)."

Enquête menée par Sciensano sur la population


Sciensano a mené une enquête auprès de 30 000 volontaires du 3 au 11 décembre. Il s'agit de la 5e enquête de ce type réalisée par les autorités sanitaires.

Les sondés ont ainsi notamment partagé leur avis et leur ressenti sur leur santé mentale et sociale, sur les charges financières, sur leur adhésion aux mesures et sur leur confiance vis-à-vis de celles-ci.

Il a également été question de la réception de la vaccination par la population: "L'enquête révèle que 60% des volontaires se déclarent en faveur du vaccin et veulent se faire vacciner. Il s'agit donc de 10% supplémentaires par rapport à l'enquête précédente. 25% des sondés hésitent et 15% ne souhaitent pas être vaccinés", détaille Yves Van Laethem.

La motivation principale avancée pour la vaccination est la participation à un retour à la normale de la situation. Les principales craintes concernent, elles, les effets secondaires du vaccin: "Je tiens à rappeler que dans 95% des cas, les effets secondaires se produisent endéans les 6 semaines", tient à rassurer le porte-parole interfédéral.

Concernant la santé sociale et mentale des participants, 64% d'entre eux s'estiment insatisfaits de leurs contacts sociaux. Ce chiffre a pratiquement doublé comparativement à la dernière enquête réalisée en septembre. 40% se sentent également peu soutenus sur le plan social.

Les troubles anxieux et dépressifs ont également augmenté et s'élèvent maintenant à 23% et 20% et sont plus fréquemment rencontrés que lors des enquêtes de juin et septembre.

Au niveau de l'aspect financier, 11% des sondés ont craint de manquer de nourriture au cours des 3 derniers mois et cela a été effectivement le cas pour 6% d'entre eux.

L'ensemble des données de cette enquête est disponible sur le site internet de Sciensano.

Séance de questions-réponses


Q: La nouvelle forme de coronavirus qui se développe en Grande-Bretagne serait-elle plus transmissible chez les enfants ?

R: "Nous n'avons aucune preuve que les enfants soient plus touchés par cette nouvelle souche".

Q: Un objectif de 100.000 tests par jour était annoncé pour la fin de l'année. Actuellement, nous sommes à moins de 40 000. Pourquoi ?

R: "La capacité humaine pour les réaliser est là. La capacité technique l'est également. Il y a moins de gens à tester actuellement qu'en octobre et novembre. Par ailleurs, les individus ne se présentent pas assez pour se faire dépister. Nous ne pouvons qu'encourager la population et les médecins traitants à faire des tests."