Belgique

Mercredi, un kern se réunira sur le délicat, mais ô combien urgent, dossier de la création de places d’école dans les écoles fondamentales de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).

Les ministres Nollet (Ecolo, Bâtiments scolaires) et Antoine (CDH, Budget) ont déposé une note visant à lancer un plan d’urgence pour créer 3.750 places d’école (structures modulaires) d’ici la rentrée scolaire 2014. Le (gros) hic, c’est que ce plan est loin d’être passé comme une lettre à la poste au sein du gouvernement.

En cause, principalement ? Des raisons idéologiques, notamment du côté du PS, et plus singulièrement, du côté du ministre Marcourt. D’aucuns voient en effet d’un mauvais œil que de l’argent public serve à financer la création de places dévolues au réseau catholique, propriétaire de ses bâtiments (notamment via des ASBL, congrégations religieuses, etc.).

Excédé, Jean-Marc Nollet n’a pas hésité, jeudi dernier, à l’issue du gouvernement, à exprimer dans la presse qu’"il est temps d’aboutir". "S’il n’y a pas d’accord, on sera face à un vrai problème."

Une urgence dont sont bien conscientes les organisations représentatives des associations de parents. La Fapeo (enseignement officiel) et l’Ufapec (enseignement catholique) disent comprendre que "face à l’urgence, le politique s’oriente vers les structures modulaires". Mais pour les bâtiments à reconvertir ou à construire, "les étapes à prévoir (appels d’offres, permis d’urbanisme,…) sont telles qu’elles risquent de décourager les PO et/ou les écoles". Voilà pourquoi la Fapeo et l’Ufapec plaident pour que "la prévoyance et l’anticipation s’imposent pour que des solutions durables puissent être mises en œuvre". Elles réclament à ce titre "l’établissement d’urgence d’un cadastre public des places occupées et disponibles dans toutes les écoles bruxelloises, en distinguant les sections maternelles, primaires et secondaires, et ceci, pour tous les réseaux d’enseignement".

Dans un second temps , alors qu’à quelques mois des élections, chaque ministre tente de boucler ses dossiers "chauds" - la ministre de l’Enseignement Marie-Martine Schyns (CDH) a déposé une note visant à corriger le décret Inscriptions, les parents souhaitant que le décret soit révisé en donnant "davantage de poids au critère de choix d’école des parents (critère pédagogique)" et "en diminuant le poids des critères géographiques".

Enfin, pour le collectif des parents "Les sans école", les propositions d’aménagement du décret "ne changeront rien au problème sous-jacent : la pénurie d’écoles secondaires à Bruxelles". "Inquiets pour l’avenir de leurs enfants", ils appellent à manifester mercredi à 15 h devant le cabinet Schyns.