La Belgique a prévu d'entamer sa campagne de vaccination au début du mois de janvier. A moins de trois semaines de la date fatidique, de nombreuses incertitudes demeurent, notamment quant à la nécessité de continuer à tester les personnes vaccinnées. 

Ce vendredi matin, le porte-parole interfédéral a répondu aux questions des journalistes et éclairci cet aspect-clé de la vaccination. 

L'expert a expliqué que la stratégie de testing ne serait pas modifiée une fois que la population commencera à être vaccinée, et ce pour trois raisons principales. 

Durée de protection

" D'une part, ces vaccins ont beau être excellents, avec une protection de l'ordre de plus de 90% pour ceux qui vont arriver dans les semaines qui viennent, cette protection n'est pas de 100%. Donc cela n'exclut pas qu'une personne soit infectée, même si elle a été vaccinée", a détaillé l'expert au cours de la conférence de presse.

De plus, la durée de protection de ces vaccins sur le long terme est encore méconnue à ce stade. "Nous avons maintenant une protection importante connue pour les semaines qui suivent la deuxième injection du vaccin, mais nous ne connaissons pas encore la durée de cette protection. Est-ce qu'au bout de deux mois, quatre mois, six mois, le vaccin ne sera pas moins efficace chez les personnes en question? Est-ce qu'elles ne pourront pas refaire d'infection à ce moment-là?", s'est interrogé le spécialiste des maladies infectieuses. "Il faudra donc toujours continuer à tester les personnes qui ont été vaccinées".

Contact à haut risque

Par ailleurs, les personnes vaccinées qui ont été en contact proche avec une personne infectée devront elles aussi se faire tester. "On ne connaît pas actuellement l'importance de la protection que la vaccin donne sur le "portage" du virus, indépendamment de la protection vis-à-vis de la maladie elle-même", s'est justifié le docteur. "C'est très important pour définir si ce vaccin est une bonne barrière, s'il donne cet effet "côte de maille", de protection vis-à-vis des autres personnes qui seraient fragiles à l'infection". 

"Ne connaissant pas la durée de la protection par rapport à la maladie, et ne sachant pas la protection vis-à-vis du portage, il faudra continuer à tester ces personnes vaccinées, que ce soit sur la base de symptômes cliniques ou que ce soit dans le cadre d'un contact à haut risque", a conclu l'expert.