La Chambre a donné son feu vert le 24 février dernier au projet de loi autorisant les pharmaciens en officine à prescrire et administrer des vaccins contre le coronavirus. Le texte de loi initié par Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé publique, a été publié ce vendredi matin au Moniteur. "Les pharmaciens se préparent afin de pouvoir proposer ce nouveau service rapidement", explique dans un communiqué Koen Straetmans, le président de l'APB, qui reconnaît qu'aujourd'hui, il est un peu prématuré de se rendre en pharmacie dans le but de se faire vacciner.

L'APB n'était pas en mesure de déterminer de date précise qui marquerait le début de la vaccination en pharmacie. "C'est difficile à établir", ajoute un porte-parole de l'APB. "Il y a encore des discussions entre les Régions et le fédéral autour de l'aspect logistique, sur l'arrivage des vaccins dans les officines."

La vaccination en pharmacie sera gratuite pour le citoyen, mais les contours de la rémunération du pharmacien pour son geste doivent encore être précisés.

La campagne de vaccination contre le coronavirus est actuellement dans une phase plus calme étant donné que plus de 60% de la population belge a reçu une troisième dose. La possibilité pour les pharmaciens d'administrer le vaccin sera donc surtout exploitée en cas d'apparition d'une nouvelle vague à l'automne.

Les pharmaciens décident sur base volontaire s'ils proposent ou non ce nouveau service à leurs clients. L'injection se fera sur rendez-vous. Toutes les informations utiles seront affichées en pharmacie. Dans quelques semaines, la liste des pharmacies offrant ce nouveau service sera disponible sur pharmacie.be, précise l'APB.

L'Association belge des syndicats médicaux (Absym) était opposée à la vaccination par les pharmaciens, car, à ses yeux, la vaccination ne peut normalement être effectuée que par des médecins ou des infirmières.