En décembre dernier, la coalition Vivaldi a décidé de faire passer le congé de paternité de dix à quinze jours à compter du 1er janvier 2021. Mais les enseignants, qui statutairement ne dépendant pas du fédéral mais des Communautés ne pouvaient bénéficier de cet allongement, ce qui n’a pas manqué de faire réagir à juste titre les travailleurs concernés.

Interrogée mercredi en plénière du Parlement, la ministre de l’Éducation, Caroline Désir (PS), a indiqué préparer un avant-projet de décret pour mettre fin à cette discrimination. “La législation fédérale n’est malheureusement pas applicable directement aux membres du personnel de l’enseignement. On doit donc transposer ces nouvelles dispositions dans notre réglementation communautaire. Je me suis déjà saisie de cet enjeu parce que je n’ai l’intention de discriminer personne. Une série de concertations avec les organisations syndicales et les fédérations de pouvoirs organisateurs a été lancée. Je suis donc en train de préparer un avant-projet de décret qui va bientôt être déposé sur la table du gouvernement”, a-t-elle en effet déclaré.

L’avant-projet de décret intégrera une disposition transitoire pour les enseignants devenus pères entre le 1er janvier, date d’entrée en vigueur de la législation fédérale, et le moment et l’entrée en vigueur du nouveau décret. La réglementation s’appliquera également pour le personnel des écoles d’enseignement secondaire artistique à horaire réduit.

“Il n’y a pas de raisons que les enseignants n’aient pas les mêmes droits que les autres travailleurs. Je ne peux que me réjouir de l’annonce de Caroline Désir”, a déclaré la députée Stéphanie Cortisse députée MR à l’issue des échanges.