sous la précédente législature, la mise en oeuvre de ce texte qui doit notamment porter à l'avenir de 3 à 4 ans la formation des instituteurs et enseignants avait été différée par l'actuelle majorité pour y apporter quelques adaptations.

La seconde lecture approuvée vendredi introduit ainsi une nouveauté: durant sa dernière année de formation, l'étudiant pourra commencer à exercer son métier en tant que "professeur-étudiant".

La mesure que doit permettre de lutter contre le décrochage précoce des enseignants en début de carrière. Vingt-cinq pour cent d'entre eux abandonnent en effet le métier dès la première année en Fédération Wallonie-Bruxelles...

"Les modalités de l'exercice de la charge professionnelle sont en cours de définition, en concertation avec la ministre de l'Éducation, et une consultation des acteurs concernés sera organisée", précise la ministre Glatigny dans un communiqué.

Cette dernière année de formation en tant que "professeur-étudiant" devra permettre aux jeunes profs de mieux articuler pratique sur le terrain et retours réflexifs avec leurs formateurs, ceci afin de les aider "à s'installer durablement dans le métier".

Selon le gouvernement, la seconde mouture de l'avant-projet de décret permettra aussi de réduire les coûts de la réforme et de la rendre plus soutenable pour les (maigres) finances de la FWB.

L'exécutif ne chiffre toutefois pas la hauteur des économies qui pourront ainsi être réalisées, ni le coût global de la réforme qui doit aussi conduire à une revalorisation des salaires des profs qui seront à l'avenir formés à quatre ans, contre trois actuellement.