Les délais pour l'identification s'avèrent aussi variables. Les opérations sont menées par la cellule des personnes disparues de la police fédérale et le "Disaster victim identification (DVI)" de la police technique et scientifique sur le terrain.

"Les recherches s'étendent sur une zone immense. C'est du jamais vu". Difficile ainsi d'estimer la durée de ces opérations, qui pourraient "prendre plusieurs semaines comme plusieurs mois", selon M. Remue.

"Des gens s'ajoutent, d'autres s'enlèvent de la liste", des personnes présumées disparues . "Ce n'est pas évident, une personne emportée par la Meuse pourrait se trouver aux Pays-Bas à l'heure qu'il est", commente-t-il encore. Depuis le début de la crise, 296 personnes disparues ont en revanche été retrouvées vivantes.

Le DVI est lui chargé de réaliser les analyses ante mortem, soit la collecte de données auprès de la famille ou du secteur médical sur le présumé disparu, et post mortem, les analyses sur le corps, explique Régis Kalut, coordinateur de recherche au DVI. "En temps normal nous ne sommes que cinq, mais nous avons 135 personnes formées au DVI au sein de la police judiciaire que l'on peut mobiliser", explique Régis Kalut.

L'identification en elle-même est également extrêmement variable. "On a pu identifier le premier défunt en deux heures grâce à sa famille, alors que pour d'autres nous n'avons toujours pas d'informations", témoigne Régis Kalut. Selon lui, "s'il faut aller jusqu'à l'analyse ADN, il faut une ou deux semaines supplémentaires. Et encore faut-il que nous ayons une piste sur l'identité, autrement les délais se rallongent encore".