Comme nous vous le précisions ce jeudi, le Comité de concertation a décidé de prolonger les restrictions de voyages jusqu'au 1er avril au moins. Une mesure qui suscite "une certaine inquiétude" au sein de la Commission européenne, comme l'a indiqué vendredi un porte-parole.

Interrogé par nos confrères de Sudinfo, George-Louis Bouchez juge que la réaction de l'Europe n'a rien d'étonnante. "Limiter la libre circulation ne peut qu’inquiéter l’Europe qui s’est construite sur cette liberté (...) L’interdiction vaut jusqu’à la fin février. Nous verrons plus tard s’il convient de la prolonger ; je n’exclus rien. Il est vrai que la situation est exceptionnelle, mais nous ne prolongerons pas cela inutilement", a-t-il expliqué.

Du côté du cabinet du vice-Premier ministre socialiste, Pierre-Yves Dermagne, cette nouvelle limitation de nos libertés est là pour éviter que certains ne prennent des risques démesurés. "Nous avons été plus loin que les recommandations européennes de février 2021 parce que nous estimions que la situation justifiait de reprendre les mesures de la première vague", a-t-il confié à Sudinfo.

L'interdiction des voyages non-essentiels restera-t-elle d'application ? Les Belges seront fixés à la sortie du prochain Comité de concertation ce 26 février. Rappelons qu'Alexander De Croo n'avait pas exclu quelques assouplissements d'ici la date butoir.