Belgique

Sur les six premiers mois de l'année, Unia a reçu 740 signalements de messages de haine sur les réseaux sociaux, contre 369 sur la même période en 2018, rapporte jeudi Le Soir.

Les élections sont à l'origine de cette augmentation. "On constate systématiquement une augmentation des signalements en période électorale", nuance d'emblée Patrick Charlier, co-directeur d'Unia. L'augmentation n'est donc pas surprenante en elle-même. Mais, là où l'institution de lutte pour l'égalité constate un glissement, c'est sur le fond.

"Je ne parlerai pas d'une libération de la parole - cela fait longtemps que la parole raciste s'est libérée - mais d'une légitimation. Des individus qui adoptent des comportements haineux, racistes, se prévalent du score du Vlaams Belang, pour valider leurs actes."

"Nous ne pouvons pas dire que nous avons plus de dossiers pour les actes de haine (qui sont à distinguer des discours de haine, NDLR.), mais c'est le discours qui accompagne ces actes qui est neuf, lorsqu'on fait une analyse qualitative", précise Unia.

Des conflits de voisinage se sont aussi enflammés et ont pris des allures racistes, dans le contexte post-électoral, note Unia.