Le chef de groupe de la N-VA, Peter De Roover, a demandé au ministre un "vase d'expansion" dans les hôpitaux afin de pouvoir l'utiliser de manière flexible en temps de crise. Le socialiste flamand a alors reproché au parti nationaliste d'avoir fait "zéro, virgule zéro effort supplémentaire" en matière de soins de santé pendant sa participation au gouvernement Michel. Réunie en plénière, la Chambre débat du budget de l'année prochaine depuis 9h00 mardi. La discussion générale s'est terminée vers 21h00. C'est depuis au tour des différents ministres de participer à des discussions thématiques sur leurs propres domaines de compétences.

Vers 3h00, c'est le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke qui s'est prêté à cet exercice. Le chef de groupe de la N-VA, Peter De Roover, a alors demandé au vice-Premier ministre Vooruit pourquoi il ne travaillait pas sur un "vase d'expansion" pour les soins de santé. Cela pourrait être utilisé en temps de crise, afin que les soins réguliers ne soient pas compromis.

"Un non-sens", a répondu le socialiste, perdant quelque peu patience. "A quoi cela ressemblerait-il, un tel vase d'expansion ? Des lits en soins intensifs supplémentaires avec des infirmières spécialement formées, en attendant une crise ? Vous qui n'avez fait aucun effort supplémentaire en matière de soins, vous demandez maintenant un vase d'expansion. N'avez-vous pas un peu honte de venir ici et de dire cela ?"

Le ministre a rappelé la politique du gouvernement fédéral précédent, dont la N-VA faisait partie. "En comparaison, 4,9 milliards d'euros supplémentaires sont désormais consacrés aux soins de santé", a-t-il souligné.

"La N-VA n'était pas responsable pendant la crise du coronavirus, elle l'est maintenant", a répondu M. De Roover. "Aujourd'hui, il y a des gens qui ne peuvent pas recevoir de soins réguliers à cause de votre politique. Vous restez les bras croisés dans une situation d'urgence. C'est une politique indigne pour un ministre de la Santé dans un pays civilisé. Si vous n'êtes pas capable de penser en termes d'urgences, vous n'êtes pas à votre place."

Le débat à la Chambre se poursuivait en tous les cas dans la nuit. La plupart des vice-Premiers ministres n'ont en effet pas encore pris la parole. Outre M. Vandenbroucke, les ministres Karine Lalieux, Ludivine Dedonder, Zakia Khattabi, Tinne Van der Straeten, Pierre-Yves Dermagne et les secrétaires d'État Thomas Dermine, Sarah Schlitz et Sammy Mahdi ont déjà été interrogés.