Avant l'action nationale programmée le 31 mai, les représentants des travailleurs leur ont partagé leur mécontentement face à "l'absence d'efforts" pour les services publics et le pouvoir d'achat du personnel. Les syndicats dénoncent une charge de travail "devenue insoutenable" en raison des économies réalisées sur le nombre de membres du personnel et du manque d'appréciation pour leur travail. Ils réclament des effectifs et des moyens financiers supplémentaires, ainsi qu'une revalorisation des pensions du secteur public.

"La rencontre était cordiale, nous avons convenu de déposer un cahier de revendications", explique Michel Meyer, le président de la CGSP, au terme de l'entrevue avec le ministre-président wallon Elio Di Rupo. "Nous lui avons rappelé que les services publics avaient contribué à la poursuite des liens sociaux pendant la crise, et que le secteur public ne pouvait pas servir de variable d'ajustement budgétaire."

Le dialogue social reprendra après la journée d'action nationale prévue le 31 mai.

Dans une réaction, la ministre fédérale Petra De Sutter indique soutenir les revendications syndicales en cette période de perte de pouvoir d'achat et vouloir aboutir à un préaccord de l'ordre de 150 à 200 millions d'euros. "Mon souhait est d'augmenter le traitement des fonctionnaires fédéraux", détaille-t-elle à l'issue de sa rencontre avec les délégués syndicaux. "Les fonctionnaires fédéraux qui se situent dans les échelles de traitement inférieures ne disposent pas d'une rémunération conforme au marché. Leur pouvoir d'achat est vraiment sous pression. Cette situation n'est plus tenable."

La ministre considère ces revendications comme une reconnaissance du travail fourni. "Lors de la crise, les pouvoirs publics ont maintenu la tête du pays hors de l'eau", ajoute-t-elle. "De sérieuses économies ont déjà été réalisées sur le personnel de la fonction publique. On ne peut plus continuer à presser le citron."