Les syndicats montent au créneau. Alors que la CEO de Proximus Dominique Leroy a annoncé, jeudi dernier, sa démission et son départ chez l'opérateur KPN, les syndicats s'inquiètent pour le futur et craignent une OPA agressive de son concurrent néerlandais.

Dans une lettre ouverte adressée au président du Conseil d'Administration et de la Commission Paritaire de Proximus, Stefaan De Clerck, les syndicats CSC-Transcom, la CGSP et le SLFP estiment "qu'il y a clairement un conflit d'intérêts" et s'inquiètent du fait que Dominique Leroy ait "toujours accès à toutes les informations confidentielles et stratégiques de Proximus". 

"Plus que jamais, nous sommes convaincus que le plan (de transformation) menace l'avenir de Proximus. L'annonce par le CEO démissionnaire de poursuivre le plan de transformation de FFP avant son départ nous fait craindre que ce plan n'ait été proposé que dans le but de laisser Proximus dans la difficulté afin de lancer ensuite une "attaque télécom sur la Belgique" via KPN. Il semble évident que Proximus ne sera alors plus un problème pour le succès de son attaque. C'est pourquoi nous exigeons que Proximus coupe immédiatement tout contact avec le CEO. Ceci serait le cas pour n’importe quel employé partant travailler pour un concurrent Pour conserver une situation saine, toute collaboration doit être interrompue !", expliquent les syndicats en front commun.