Dès ce mardi 6 avril, les tests rapides seront disponibles à la vente dans les pharmacies en Belgique. Ces tests rapides ne nécessitent pas l'assistance d'un médecin et peuvent se réaliser seul. Les pharmaciens sont bien entendu là pour expliquer à leurs clients comment les employer correctement et que faire si le résultat s'avère positif.

Ces tests sont un produit que beaucoup attendaient. Face à ce constat, l’Association pharmaceutique belge (APB) met en garde les Belges: il est inutile de prendre d'assaut les pharmacies.

“Il est probable que les livraisons commencent demain dans le courant de la journée. Des tests rapides seront disponibles dès mardi et au cours des prochains jours, mais le message est clair: ‘N’attendez pas à la porte de votre pharmacie à 9 heures demain'", explique George Verpraet de l'APB à nos confrères de la VRT. George Verpraet craint en effet que certaines personnes ne se constituent un stock de tests rapides au risque qu'il n'y en ait pas suffisamment pour tout le monde. "Nous serons prudents au début lorsque les gens demanderont de grandes quantités. Nous voulons et pouvons éviter les phénomènes de stockage", poursuit-il.

Rappelons que les résultats de ces tests sont moins fiables que les tests PCR, puisque l’écouvillon est ici plus petit et va donc moins en profondeur dans le nez. Néanmoins, ces derniers sont surtout destinés aux personnes en bonne santé et asymptomatiques et faciliteront considérablement le testing à grande échelle afin d'endiguer la pandémie. Leur prix de vente variera entre 7 et 8 euros.

27.000 autotests par semaine pour les fonctionnaires flamands

Les fonctionnaires flamands vont disposer chaque semaine de 27.000 autotests de dépistage du coronavirus, a indiqué lundi le ministre flamand Bart Somers (Open-Vld). Celui-ci a par ailleurs lancé un marché public pour permettre aux administrations communales du nord du pays d'acquérir des autotests pour leurs propres agents.

Ceux-ci devraient en disposer de 51.000 par semaine au total.

Le gouvernement entend compléter la stratégie de dépistage du coronavirus par des autotests, en plus des tests PCR et des tests rapides déjà pratiqués actuellement.