Belgique

La Flandre, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Communauté germanophone ont décidé de collaborer afin d'élaborer un parcours conjoint de désengagement et de réinsertion des condamnés radicalisés. 

A l'occasion d'une conférence interministérielle des Maisons de Justice ce lundi à Eupen, les trois Communautés du pays, en charge des Maisons de Justice depuis la 6e réforme de l'Etat, ont convenu de lancer un projet pilote en la matière, et ce en collaboration avec le ministre de la Justice, compétent pour les prisons.

Ce projet pilote, qui sera évalué d'ici deux ans, vise spécifiquement les détenus condamnés pour des actes terroristes ou extrémistes qui présentent un "risque important" pour la radicalisation des autres prisonniers.

Ces détenus radicalisés seront incités à suivre en prison un programme systématique mais individualisé de désengagement et de réinsertion, en concertation avec l'établissement où ils sont détenus.

Egalement partie prenante à l'accord intervenu lundi, le niveau fédéral s'engage, lui, à mettre à disposition du projet le soutien nécessaire en termes d'infrastructures et d'organisation dans les prisons.