Belgique

Depuis le début de l'année 2019, on dénombre 124 vols de câbles sur le réseau ferroviaire belge, des incidents qui ont provoqué 9.497 minutes de retard de trains, soit près de 158 heures, rapportent mardi Le Soir, L'Echo et L'Avenir. 

Ces larcins concernent notamment les voies entre Gembloux et Namur, comme le week-end dernier et lundi. Le gestionnaire d'infrastructures ferroviaires, Infrabel, avait connu un pic historique de vols en 2012. "Cette année-là, nous avons comptabilisé 1.360 faits sur l'année. Cela représentait 113 vols par mois. En 2019, depuis le début de l'année, nous avons constaté 124 faits jusqu'au 1er août", explique le porte-parole Frédéric Sacré dans L'Avenir.

Ces événements à répétition posent de sérieux problèmes au gestionnaire Infrabel. "Nous avons deux zones noires pour le moment. La région liégeoise, d'abord, où nous enregistrons un vol toutes les deux nuits depuis le mois de juin. Et la région de Charleroi, où les vols de câbles restent réguliers. S'y ajoutent maintenant ces trois vols entre Namur et Gembloux, à proximité des grands axes routiers. Nos équipes sur le terrain sont extrêmement sollicitées, alors qu'elles devraient actuellement faire l'entretien des chauffages d'aiguillage, pour éviter des problèmes cet automne et cet hiver. Il y a un risque qu'elles prennent du retard dans ce domaine", détaille-t-il dans L'Echo.

Infrabel tire donc la sonnette d'alarme. "Il faut crier au feu au moment où ça se passe, pas quand la maison a fini de brûler! On a affaire à des voleurs qui se sont professionnalisés, on ne peut plus attendre que le phénomène explose. On continue de prendre nos responsabilités, notamment sur le plan technique, mais on a besoin d'une réponse globale", appelle le porte-parole dans Le Soir.