Selon une enquête de P-magazine, le politicien qui a le plus la cote dans le Sud du pays est ...Guy Verhofstadt!


BRUXELLES Qu'il connaisse la Brabançonne ou pas ne change pas grand-chose: la majorité des Wallons ne sont pas favorables à un gouvernement Leterme I.

Seulement 5,2pc des Wallons sont enthousiastes à le voir devenir Premier ministre. Ils sont par contre toujours 20,3pc à manifester leur soutien à Guy Verhofstadt.

L'hebdomadaire P-magazine publie dans son édition de cette semaine les résultats d'une enquête réalisée entre le 9 et 15 juillet auprès de 2.000 Belges.

Les différences sont grandes entre le formateur CD&V Yves Leterme et le premier ministre sortant Open Vld Guy Verhofstadt. Ce dernier est beaucoup plus acceptable pour les Wallons en tant que Premier ministre. Il obtient en effet un score de 6,6 sur 10 alors que M. Leterme n'arrive qu'à 3,9 sur 10.

Le Premier ministre sortant est d'ailleurs celui qui est le plus plébiscité. Il fait le meilleur résultat de tous les candidats Premiers ministrables. Il précède par exemple Didier Reynders et Louis Michel qui réalisent respectivement 5,7 et 5,6 sur 10 en Wallonie.

En Flandre par contre, Yves Leterme est bien accueilli puisqu'il obtient 7 sur 10 contre 6 sur 10 pour Guy Verhofstadt.

Autre enseignement de ce sondage est le fait qu'Yves Leterme est surtout, si pas exclusivement, populaire dans son propre parti. En tant que social-chrétien, il ne recueille que 7,7pc de soutien parmi des électeurs cdH.

Chez les libéraux, il réalise 6,6pc chez les électeurs MR et 13,1pc chez ceux d'Open Vld. Guy Verhofstadt est par contre soutenu par 18,7 pc des électeurs cdH.

Il ressort aussi de l'enquête qu'un électeur sur 5 est indifférent au sort de l'arrondissement de BHV. Pour environ la moitié les flamands, la scission de l'arrondissement est une condition pour la formation du gouvernement fédéral. C'est aussi le cas pour 12pc des wallons interrogés.

Enfin, environ la moitié des Wallons et des Flamands (respectivement 49,6 et 56,9pc) comprennent la nécessité d'un accord sur de nouveaux pas dans la réforme de l'Etat avant la formation d'un nouveau gouvernement.