Auparavant, le citoyen désireux de se faire tester devait prendre rendez-vous chez son médecin et, s'il utilisait Coronalert, lui fournir un code de 17 chiffres généré par l'application. Le praticien inscrivait alors ce code dans le dossier du patient pour le relier au test demandé. Cela permet en effet à l'utilisateur de Coronalert de recevoir le résultat de son test directement sur l'application. Si le dépistage s'avère positif, la personne infectée le notifie anonymement aux autres utilisateurs pour briser la chaîne de transmission du virus.

Toutefois, "dans certaines circonstances", la collecte puis la transmission du code par le médecin "n'était pas possible et certains tests n'ont donc pas été liés à l'application", explique Karine Moykens, présidente du Comité interfédéral Testing et Tracing.

Pour empêcher certains résultats de passer entre les mailles du filet Coronalert, un changement de tactique a été opéré: désormais l'utilisateur recevra lui-même un SMS, qui lui permettra ensuite de "lier le code de 17 chiffres de l'application à votre code d'activation du test via un formulaire", complète Mme Moykens.

Autre nouveauté: avec le retour du dépistage des asymptomatiques dès le 23 novembre, les contacts à haut risque recevront un code d'activation par SMS afin de prendre rendez-vous pour un test PCR directement via le site web masante.belgique.be, et non plus via le médecin généraliste. "Et si vous utilisez l'application Coronalert, vous aurez la possibilité de saisir le code de 17 chiffres de l'application lors de la réservation", ajoute la présidente du Comité interfédéral. De nouveau, l'utilisateur pourra ainsi recevoir ses résultats directement dans l'application et prévenir les autres citoyens en cas de test positif.

Lancée le 30 septembre, Coronalert compte actuellement deux millions d'utilisateurs, soit environ 28% des usagers de smartphones. Plus de 80.000 personnes ont déjà reçu leurs résultats dans l'application. Parmi celles-ci, environ 48% des personnes testées positives ont accepté de partager leurs données pour informer les autres utilisateurs, selon les concepteurs de l'outil.