Des mesures fortes doivent être annoncées ce vendredi au terme du comité de concertation qui se tiendra à 14 h au Palais d’Egmont. Une réunion préparatoire s’est déroulée par vidéoconférence ce jeudi matin. Aucune décision n’a été tranchée mais de nombreuses mesures d’ampleur sont sur la table. Selon nos informations, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (SP.A) se montre le plus rabique et le plus radical dans sa demande de mesures d’ampleur.

Le fameux baromètre Covid réglant l’adoption de mesures sera à nouveau au centre des discussions. À l’origine, il était question d’un code couleur, mais au vu du code tricolore déjà utilisé pour le milieu scolaire, il pourrait désormais s’agir d’un code en 4 niveaux de gravité. À chaque seuil, des mesures claires et similaires seraient systématiquement imposées. Les membres du comité de concertation ne se sont pas encore mis d’accord pour savoir si ce baromètre serait imposé sur tout le territoire ou déclinable par province. 

Deux variables pourraient finalement être retenues comme élément justifiant le passage d’un niveau à un autre : le nombre d’hospitalisations et le nombre de contaminations. Lors d’un précédent CNS, seules les hospitalisations devaient être retenues mais certains avaient à juste titre fait valoir le fait que de nombreux Belges se font hospitaliser dans une autre province que celle où ils résident. Reste à trouver un compromis, ce qui n’avait pas été possible la dernière fois…

Autre dossier sur la table : la fermeture de l’Horeca. Il pourrait s’agir d’une fermeture totale ou partielle, à des heures fixées, mais les différents ministres ne se sont pas encore entendus sur ce point. La possibilité pour le pays d’entrer en lockdown complet ou partiel, par exemple d’une certaine heure à une autre et potentiellement uniquement sur des territoires déterminés, est discutée. L’annonce du président français a été écoutée avec attention, nous dit-on. Pour rappel, en France, Emmanuel Macron a annoncé un couvre-feu de 21 heures à 6 heures en Île-de-France et dans 8 métropoles françaises.

Enfin, un point de l’annonce portera sur le télétravail qui sera encouragé fortement ou même rendu obligatoire partout où c’est possible. Là non plus, aucun consensus n’a été trouvé pour l’heure.