Il est revenu sur la façon dont sa femme a géré la crise sanitaire et les nombreuses critiques qu'elle a reçues tout au long de son mandat en temps que ministre fédérale de la Santé.

Il regrette les critiques que sa compagne a reçues tout au début de la crise. "Il y avait tout simplement trop peu d’informations disponibles au tout début, dans le monde entier d’ailleurs", confie-t-il. "Il y avait aussi de fausses informations en provenance de Chine. Soi-disant c’était juste une petite grippe. Même l’OMS n’avait aucune étude sur le virus. Et pour être clair, ce sont les virologues qui ont dit que l’on pouvait partir pendant les vacances de carnaval. Ma femme n’a pas dit ça. Elle n’aurait pas pu interdire ces voyages toute seule. Il devait y avoir un consensus au sein du Conseil National de Sécurité. Maggie avait une voix qui comptait, mais elle n’était pas la seule dans cette affaire. Je n’envie pas du tout Frank Vandenbroucke, son successeur. Maggie ne l’envie pas non plus. Ce n’est pas parce que nous en savons plus maintenant qu’il y a un an que c’est facile. La plus grande crainte aujourd’hui est que ce virus puisse muter en bien pire. Et Vandenbroucke a reçu de nombreux coups sur la tête entre-temps. Les critiques que j’entends sur lui, cela me donne un sentiment de déjà-vu.”

Mais les nombreux reproches n'ont pas empêché Maggie De Block de dormir. "Ce qui la préoccupait, c'étaient les problèmes qu'elle rencontrait. La misère humaine que le coronavirus a apporté avec lui". Et le moment le plus compliqué à gérer pour la ministre de la santé, "c’est lorsque le personnel soignant de l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles a tourné le dos à Sophie Wilmès. Le gouvernement y a été scandaleusement attaqué alors qu’elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour les hôpitaux. Maggie a trouvé cette mise en scène syndicale terriblement injuste", confie Luc Asselman.